Violences sur sa femme et ses enfants : un gendarme condamné par le tribunal correctionnel de Montluçon


13 octobre 2026

Un gendarme de 45 ans était à la barre du tribunal correctionnel de Montluçon, hier. Ce militaire en arrêt de travail longue durée a été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis.

Le tribunal l’a reconnu coupable d’avoir commis des violences sur ses enfants ainsi que sur sa femme. Les faits avaient eu lieu ces dernières semaines au domicile du couple, dans le bassin vichyssois. Compte tenu de la profession du mis-en-cause, c’est donc à Montluçon qu’a été traitée cette affaire, partie du signalement de l’école d’un des enfants.

Ce sont des personnels qui avaient été alertés par la blessure à la lèvre que portait le jeune enfant. "Papa met aussi des claques à maman et à mon frère", avait spontanément témoigné la jeune fille. Son frère justement avait lui été repéré disant à son doudou qu’il fallait être sage "sinon papa n’allait pas être content", à l’heure de la sieste. Des mots qui faisaient écho aussi aux ecchymoses présentés par les enfants.

Le prévenu l’assure, depuis son box, il n’en est pas à l’origine. "Comme leur mère, ils ont un syndrome qui fait qu’ils marquent vite les bleus", assure-t-il. L’homme reconnaît avoir du mal à réguler ses émotions et à maîtriser des troubles TDAH récemment diagnostiqués, mais "je ne suis pas quelqu’un qui se défoule sur ses enfants quand ça ne va pas", assure-t-il. Il avait pourtant commencé l’audience en reconnaissant "un comportement inadapté" par l’administration de fessées. "J’ai été un homme violent vis-à-vis de ma femme et de mes enfants", avait-il fini par admettre après trois heures d’audience. Il a éclaté en sanglots à l'énoncé du délibéré.

Le tribunal n’a pas ordonné hier soir de maintien en détention, mais le quadragénaire s‘est en revanche vu signifier une interdiction d’entrer en contact avec sa femme et les enfants, une interdiction de paraître également au domicile familial. Le tribunal a aussi prononcé le retrait de l’autorité parentale.