"C'est 20.000 euros de plus à l'année" : devant le sous-préfet, des agriculteurs alertent sur la hausse du prix du gazole


26 mars 2026

Ils n’ont pas organisé d’actions visibles depuis quelques temps. Mais les agriculteurs du département n’en restent pas moins inquiets. Ils avaient convié le sous-préfet de Montluçon à une visite d’exploitation hier à Saint-Angel. Une initiative des Jeunes agriculteurs du secteur avec l’idée de faire un point avec Laurent Alaton sur les nombreuses sources d’inquiétude de la profession.

Pêle-mêle, il a donc été question de la gestion de la taille des haies, des accords de libre-échange avec le Mercosur et l’Australie, des cours du blé en baisse. Des agriculteurs qui subissent aussi comme d’autres, les conséquences de la guerre en Iran. La flambée des prix du gaz, des engrais mais surtout du gazole non-routier (GNR) est un danger pour la pérennité économique des exploitation bourbonnaises. C’est le message qu’a fait passer hier Pierre Lamarque, il est président des Jeunes agriculteurs des cantons de Cérilly, d’Hérisson et de Marcillat.

C’est sur l’exploitation de Louis Labouesse que le sous-préfet s’est rendu hier. Pour ce jeune agriculteur de 24 ans, l’impact de la hausse du gazole est déjà importante. "Sur une exploitation comme la nôtre, cela fait 20.000 euros de plus à l'année".

A l'écoute, le sous-préfet s’est engagé à faire remonter ces inquiétudes. En début de semaine, le gouvernement avait annoncé des reports sans frais de cotisations sociales, l’étalement des échéances fiscales ou la possibilité de prêts exceptionnels pour soulager la trésorerie des exploitations. Mais pas de baisse des taxes.

La thématique de la gestion de l’eau a aussi été abordée lors de cette visite. Avec cette proposition des agriculteurs qui risque de faire parler : celle de ré-étudier la possibilité d’un barrage sur le Cher en amont de Montluçon, comme celui mort-né à Chambonchard. On en reparlera en détails dans de prochaines éditions.