C’était l’un des temps forts de l’entre-deux-tours des élections municipales à Montluçon. Les trois candidats finalistes ont débattu mercredi sur notre antenne et en partenariat avec le journal La Montagne. Philippe Perche, Frédéric Laporte et Pierre Mothet réunis dans un même studio installé symboliquement dans l’hôtel de ville.
Plus d’1h30 de confrontation de points de vue, de présentation de leurs projets respectifs pour des candidats qui n’ont pas hésité à s’interpeller les uns les autres. Avec un objectif : convaincre à quatre jours du premier tour.
Philippe Perche a lancé le débat par une démonstration arithmétique. " Les Montluçonnais m'ont fait l'honneur de me placer en tête avec 3.729 voix soit 1.075 de plus que le maire sortant a été élu en 2020". Une manière de piquer un Frédéric Laporte qu'il a également visé sur la problématique du commerce de centre-ville. "On se réveille six mois avant les élections pour créer le principe de Boutique à l'essai". Ou par Pierre Mothet sur son engagement à permettre à tous les Montluçonnais d’avoir un médecin traitant. "Des promesses comme celle-là de la part de monsieur Laporte, j'en ai déjà écoutées".
Ciblé, le maire sortant y est allé aussi de ses petites attaques au sujet du plan local d'urbanisme. "Je crains que monsieur Perche ait un problème de conflit d'intérêt car à titre personnel il l'a attaqué ce PLUI que l'on a voté avec l'ensemble des communes". Philippe Perche l'a coupé. "Vous voulez vraiment que l'on parle de conflit d'intérêt? Je ne l'ai pas attaqué. C'est quelqu'un de ma famille".
Un Frédéric Laporte qui a surtout cherché à faire valoir son expérience du poste. "Est-ce qu'on a le loisir de partir à l'aventure avec un novice?" . Quitte à se faire reprendre par le même Philippe Perche. "On a bien compris monsieur Laporte, après vous le déluge!".
Pierre Mothet lui s’est d’abord montré interrogatif. "J'ai quand même du mal à comprendre monsieur Perche qui vous êtes politiquement..." Avant d’afficher sa différence. "Nous sommes libres de tout engagement. Je suis le seul avec la volonté de rompre avec ce système". Et de revendiquer, pour conclure, la nécessité d’une alternance politique. "120 ans à gauche, 25 ans à droite. On va revenir à gauche. Et la droite, l'un et l'autre, vous reviendrez dans 25 ans".
Le reportage complet diffusé dans nos journaux de ce lundi.
Débat organisé on le rappelle avec le journal La Montagne qui en fait également un compte-rendu sur deux pages dans son édition d’aujourd’hui.
Photos : Florian Salesse/ La Montagne.