Le mouvement de grève doit se poursuivre, ce jeudi matin, chez Speichim, ex-All’Chem. Depuis mercredi matin, une partie des salariés tient le piquet de grève devant l’usine chimique du quartier de Blanzat. Des personnels de production mobilisés pour réclamer des augmentations de salaires et l’obtention d’une prime carburant.
Une action qui faisait suite à une entrevue infructueuse la veille, entre représentants des personnels et direction du site, propriété du groupe Séché environnement. Cyril Tisset est trésorier du syndicat CGT chez All’Chem, Speichim. Il explique les raisons de cette grève.
49 salariés travaillent aujourd’hui dans ce site classé Sévéso seuil haut. Des effectifs qui ont été réduits ces dernières années, dans un contexte compliqué pour l’industrie chimique. Les salariés encore présents espèrent donc un geste de la part de leur direction.
Dans un communiqué reçu hier matin, la direction du site s’est dit "attentive aux préoccupations" des salariés. Sur la question des rémunérations, elle propose d’anticiper de deux mois les négociations annuelles obligatoires, initialement prévues en mars, pour prendre en considération ces préoccupations. Elle indique par ailleurs qu’elle n’envisage pas de mettre en place de prime carburant, dans une logique "de maîtrise des coûts et de préservation de l’emploi."