Pour la troisième fois en moins d’une semaine, les lycéens montluçonnais ont fait entendre leur voix. Devant leurs établissements d’abord, hier matin. Puis en cortège ensuite vers la place Piquand qui était le point de ralliement en fin de matinée.
Peu de monde est venu du lycée Paul-Constans, le plus gros des participants venant incontestablement du lycée madame de Staël. Autour de 250 ont participé, pancartes en main, en musique, sans fausse notes et sous une surveillance policière plus discrète que la semaine dernière. Des lycéens qui ont pu compter sur l’appui d’adultes venus grossir les rangs.
Au premier rang desquels quelques professeurs. Comme Patricia, professeure d’anglais au lycée madame de Staël. "Certaines des revendications de nos lycéens nous concernent aussi. Au premier chef, le non-remplacement des enseignants, les heures de cours manquées. Cela nous parle". Des revendications sur les moyens qu’approuve aussi Lydia. Blouse blanche sur le dos, cette infirmière scolaire est une témoin au quotidien des difficultés ressenties par cette génération. "Ils ont des revendications, il faut les écouter. les élèves souffrent beaucoup, beaucoup de mal-être, de l'angoisse de l'avenir. Notre quotidien c'est de prendre en charge les problèmes de santé mentale des élèves".
Du fait notamment de journées de cours trop chargées ou mal organisées, estiment ces derniers comme Kate, une élève de Terminale. "Il y a l'exemple de plein de pays nordiques, où les cours commencent à 8h30 et finissent à 15 ou 16 heures maximum. Et ce n'est pas pour cela que les élèves ne travaillent pas bien. Nous on veut pas survivre, on veut vivre." Un message qu’ils comptent encore faire passer dans les prochains jours