"Je n'aurais pas du choisir la facilité" : un Montluçonnais condamné pour un trafic de stupéfiants

Une nouvelle condamnation dans le cadre d’un trafic de stupéfiants à Montluçon et Désertines.

Quatre ans de prison dont trois ans avec sursis et 140 heures de travail d’intérêt général pour un homme de 25 ans. Il a été reconnu coupable d’avoir vendu de la résine de cannabis, de l’héroïne et de la cocaïne essentiellement en 2025 et 2026.

15.000 euros de revenus générés selon les enquêteurs. Le tribunal l’a également condamné pour du blanchiment, la détention non-autorisée d’armes.

Plus inhabituel, sa compagne âgée de 22 ans était également poursuivie pour du recel, en lien avec la vente de produits stupéfiants.

Elle a finalement été relaxée. Devant les juges, cette jeune femme qui travaille depuis ses 16 ans l’assure : elle n’a eu connaissance du trafic auquel se livrait son compagnon que lorsque les enquêteurs l’ont interrogée à ce sujet. "Je me demande comment j’ai pu ne pas le voir", s’interroge-t-elle alors que certaines transactions se déroulaient pourtant au domicile du couple.

Un couple dont le procureur note un train de vie peu en rapport avec le seul salaire ramené par cette jeune femme.

Interrogée par exemple, sur la présence de 15 billets de 50 euros dans son portefeuille, la prévenue explique que cela provenait de la vente de sa voiture et de dons de sa famille.

Si son avocate en a relativisé la durée du trafic et la quantité écoulée, le compagnon n’a pas cherché à nier son implication.

Devant les juges, il raconte une forme d’engrenage : cette nécessité, dit-il de vendre un peu autour de lui pour financer sa consommation devenue trop coûteuse… puis les menaces de fournisseurs qui lui en ont demandé plus pour qu’il épure ses dettes. "Je n’aurais pas du choisir la facilité. La prison m’a fait prendre conscience des choses", a alors regretté cet homme qui était en récidive pour ce type de faits.

Le jeune homme a été maintenu en détention.

Il devra également régler une amende douanière de 749 euros.

2.300 euros en liquides, une voiture Renault Clio ainsi que des vêtements de marque ont également été confisqués.