Dix ans après, quel bilan pour le parc éolien de Quinssaines, Lamaids et Saint-Martinien?

C’était il y a dix ans tout juste. En septembre 2016, sur les hauteurs de Quinssaines étaient installées les huit premières éoliennes de l’histoire dans l’agglomération montluçonnaise.

Ces huit machines également réparties sur les communes de Lamaids et de Saint-Martinien font aujourd’hui, en dehors de toute considération esthétique, partie du paysage local.

Mais avec quel bilan et quelles perspectives au bout d’une décennie pour le porteur de projet la société Boralex ?

Pour le porteur de projet, les données chiffrées sont claires : le parc éolien du plateau de Savernat remplit totalement les objectifs de production initiaux. "On produit à peu près 30 GWatt/heure par an. C'est à peu près 16.000 habitants alimentés, tout usage confondu. Pas de surprise, on est très content de la production du parc, avec des vents adaptés à l'énergie éolienne", déroule Charlotte Verdier, cheffe de projet chez Boralex.

Une manière de répondre aux critiques d’opposants qui estiment que l’Allier n’est pas un territoire propice.

Sur ce projet là toutefois, avant 2016, Boralex n’avait pas eu à faire à une opposition farouche.

Ce jour-là passent sur le large chemin qui mène au pied des immenses machines, une adepte de marche nordique, un vététiste ou un agriculteur. Tout le monde emble s'être fait à l'idée que ces grandes machines font désormais partie intégrante du paysage. C'est la preuve, pour Charlotte Verdier, que le parc est aujourd’hui encore bien accepté. "Cela montre que les gens se sont habitué à ce parc sur le territoire".

Reste désormais à trancher la question de l’avenir de ces éoliennes alors que les technologies évoluent à vitesse grand V. "Un parc éolien comme celui-là, on peut estimer qu'il va avoir une durée de vie d'une trentaine d'années, analyse la cheffe de projet pour Boralex. Dans dix ans, on va se questionner sur un possible renouvellement du parc. Des fois, on ne peut pas les remettre au même endroit car la loi a évolué. Elles ne font pas toujours la même hauteur, n'ont pas toujours la même production".

Rendez-vous est donc pris dans 10 ans.

Boralex porte par ailleurs un autre projet éolien à Saint-Victor et à Saint-Angel.

Une seconde réunion publique dans le cadre de l’enquête publique qui s’achève début octobre a eu lieu hier soir à Saint-Victor.

Comme il y a deux mois à Saint-Angel, elle a permis à Boralex d’expliquer les contours de son projet, mais surtout aux opposants, habitants des communes concernées ou alentours, on pense à Verneix, de faire valoir leurs arguments contre cette installation.