"Aucun mobile religieux" derrière les violences avec arme commises lundi à la mosquée de Bien-Assis

Un jeune homme de 19 ans fera l'objet d'un défèrement devant un magistrat demain matin. Il est poursuivi pour des violences avec arme ayant entraîné une ITT n'excédant pas huit jours, et port d'arme de catégorie D. Il s'agirait de l'auteur des menaces devant la mosquée Arrahma de Bien-Assis à Montluçon, lundi soir. Il a pu être identifié grâce à ses empreintes digitales, la victime le reconnaissant ensuite sur tapissage photographique. Les armes utilisées et les vêtements qu'il portait le soir des faits ont été retrouvés au domicile du suspect, lors d'une perquisition. 

Selon un communiqué du parquet, l'individu dont le casier judiciaire est vierge qui avait été interpellé mercredi après-midi a expliqué "son geste par un différend l'opposant à un autre fidèle (...) qui l'ignorait et le rabaissait dans l'enceinte de la mosquée". En tout état de cause, "les différentes auditions réalisées ne mettaient en évidence aucun mobile religieux". Le mis-en-cause a fait l'objet d'une expertise pcychiatrique qui n'a révélé aucune abolition ni altération du discernement. Elle a en revanche noté "une dangerosité criminologique naissante". 

L'individu en question habite Montluçon depuis peu. Il "fréquentait ponctuellement la mosquée", précise le parquet. Lundi soir, c'est un fidèle arrivé en retard pour la dernière prière du jour qui avait donné l'alerte, après avoir croisé le jeune homme de 19 ans armé d'un couteau et d'une feuille de boucher, dans l'entrée de la mosquée. Le mis-en-cause après pris la fuite sans que personne n'ait été blessé. Le témoin, qui avait porté plainte, s'est vu prescrire 7 jours d'ITT au regard du choc subi. On en saura plus demain sur les suites judiciaires qui seront données à ce dossier.

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